Peinture murale

Datation :
Entre 1er siècle et 2e siècle

Matière :
mortier (peinture à fresque )

Dimensions LxH :
Exterieures : L.2,64m ; H. 2m

Date et lieu de découverte :
Europe / France / Auvergne-Rhône-Alpes / Rhône / Lyon / Lyon 5e / Hauts de Saint-Just-Capucins (Entre 1973 et 1974)
Peinture conservée en place dans l'une des nombreuses pièces d'une importante construction à vocation résidentielle (P5), probablement une auberge implantée près d'une porte de Lugdunum

N° inventaire :
2000.0.1038

Inscription :
néant

Bibliographie :
La peinture murale en Gaule romaine - Barbet, Alix

Fiche technique ARK

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Description

La plinthe est occupée par des touffes de feuillage ; au-dessus, un panneau blanc est délimité par un rameau de vigne. Au centre de ce décor mural, sous des guirlandes, un personnage ailé, nu, brandit une corne d’abondance et un bouquet : c’est peut-être une figure d’Hypnos, dieu du sommeil, tenant un bouquet de pavot, qui décorait les parois d’une chambre.

Description scientifique

Cette peinture a la particularité de conserver la transition entre deux murs. Elle représente un décor à fond blanc. En zone inférieure, une plinthe est occupée par des touffes de feuillage. Au-dessus, un large panneau blanc est délimité par une tige rigide avec pampres de vigne qui consiste en une réduction d’un candélabre. Madame Barbet rappelle que les candélabres se déstructurent puis sont abandonnés dans la deuxième moitié du IIème s. ap. J.-C., remplacés par une simple tige végétale, plus ou moins richement garnie. Au centre de ce décor mural, sous des guirlandes, un personnage ailé, nu, bronzé, un manteau attaché aux épaules, brandit une corne d’abondance, selon B. Helly et un bouquet de feuilles aux longues tiges ou une torche et des pavots selon Mme Barbet. Il s'agit peut-être Hypnos, le dieu du sommeil selon R. Turcan. Selon B. Helly cette peinture décorait les parois d’une chambre (cubiculum). Ces hypothèses sont restituées par les publications de Madame Barbet.
Le décor à fond blanc à composition plate et aux bordures marron est très en vogue en Gaule au IIe s. ap. J.-C.. Il est posé sur une première peinture piquetée (survivance de vieux poncifs). Par comparaison avec la peinture de Saint-Jean-de-Garguier, il n'y aurait pas de zone supérieure.