Statue

Datation :
2e siècle après J.-C. (du L'an 101 au L'an 200)

Matière :
marbre (sculpté(e) )

Dimensions LxH :
Exterieures : L.0,39m ; H. 1,05m

Date et lieu de découverte :
Europe / France / Auvergne-Rhône-Alpes / Rhône / Lyon / Lyon 5e / Odéon (1964)
escalier nord, dans le four à chaux

Description

La plupart des reliefs mis au jour sur le site des théâtres proviennent d’un four à chaux aménagé dans l’odéon après l’abandon des monuments. Ces statues avaient été brisées et leur emplacement original est inconnu. Cet homme de taille naturelle, vêtu d’un manteau agrafé sur l’épaule droite, est représenté les muscles tendus par l’effort. Les deux bras étaient levés, le droit dans un geste violent qui creuse le thorax et soulève les côtes. La surface du marbre est polie avec beaucoup de soin.
Cette statue devait faire partie d’un groupe, auquel appartient un autre fragment de torse masculin. Ils composaient peut-être une scène de chasse qui décorait le mur de scène d’un des deux monuments.

Description scientifique

La figure, de grandeur naturelle, debout, de face, en appui sur la jambe droite, la cuisse gauche largement en avant, devait approcher une hauteur de 180 cm. Le bras droit était levé très haut, en un geste violent. Le bras gauche était également levé, mais le geste apparaît moins vif que du côté droit. La position des bras a pour effet de creuser le thorax et de soulever les côtes. La saillie des os est plus importante sur le côté droit. Le corps est nu, à l’exception d’un manteau agrafé sur l’épaule droite. Enroulant l’épaule gauche, il retombe en pointe dans le dos du côté gauche. La draperie est travaillée très sommairement dans le dos, tandis que les plis sont profonds de face et sur le côté, ce qui donne une impression de poids et confère du volume au tissu. Le bord des plis est adouci. Tous les muscles sont tendus par l’effort. Le sculpteur a joué avec les veines noires du marbre pour rendre les veines des cuisses. L’épiderme du marbre est poli avec une exceptionnelle attention, et sa surface luisante capte la lumière, ce qui peut être un indice de datation relativement tardive.
D'après Darblade-Audoin 2006