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Calendrier gaulois de Coligny

Calendrier

Datation :
2e moitié du 1er siècle

Matière :
bronze (gravé )

Dimensions LxH :
Exterieures : L.1,48m ; E. 0,02 à 0,05m ; H. 0,90m

Date et lieu de découverte :
Europe / France / Auvergne-Rhône-Alpes / Ain / Coligny (1897)
Découvert au cours de travaux agricoles sur le territoire de la commune de Coligny (Ain), avec quatre cents fragments d'une statue en bronze de Mars (inv. br. 043).

Description

La plaque de bronze ainsi qu’une statue, brisées en de nombreux fragments, ont été découverts fortuitement dans un champ, hors de tout contexte.
La plaque de bronze, très lacunaire, est un calendrier. Il est réputé porter la plus longue inscription connue en langue gauloise, écrite ici en caractères latins : environ 600 mots différents sont conservés. Il s’agit d’un calendrier de type « luni-solaire » : les mois sont rythmés par les phases de la lune. Cinq années sont représentées, chacune comportant 12 mois dits « ordinaires », alternativement de 29 et 30 jours, pour s’approcher au plus près de l’année solaire de 365 jours. Cependant deux mois « intercalaires » ont été ajoutés (un tous les 2,5 années), afin d’éviter un décalage trop important entre le temps du calendrier et la réalité des saisons. Chaque mois porte un nom et se divise en deux quinzaines séparées par le mot atenoux ( ?). Certains mois sont notés mat (faste), d’autres anmat (mauvais). Les jours ne portent pas de noms. Ils sont matérialisés par un trou dans lequel on plaçait une cheville de bois qu’on avançait quotidiennement. Un certain nombre de notations ne sont pas traduites : elles désignent peut-être des fêtes ou des cérémonies particulières qui avaient lieu ce jour-là.
On suppose que le calendrier et la statue étaient placés à l’origine dans un temple. Le style de la statue ainsi que la forme des lettres datent l’ensemble du 1er siècle. Un usage religieux expliquerait la permanence de ce calendrier, fondé sur un système de comptage du temps très ancien et abandonné à l’époque romaine depuis l’adoption du calendrier julien, au milieu du 1er siècle avant J.-C.

Description scientifique

Il s'agit de cinq années d'un calendrier de type "lunaire à intercalation" : les mois sont fondés sur les phases de la Lune et des mois sont ajoutés périodiquement pour tenir compte de l'année solaire. Il est constitué de 5 années, avec cinq fois douze mois de vingt neuf ou trente jours, et deux mois supplémentaires de trente jours, placés avant la première année et au milieu de la troisième. Chaque mois a son nom et se divise en deux quinzaines, séparées par le mot atenoux. Grâce à la quintuple répétition, et en dépit de nombreuses lacunes, on connaît les noms des douze mois (giamon, simivi, equos, elemban, aedrin, cantlos, samon, duman, riuros, anacan, ocron, qutios et giallos, qui était le nom du mois intercalaire), ainsi que la plupart des notations quotidiennes. Les jours n'ont pas de noms ; chacun est précédé d'un trou qui recevait une cheville. Certains mois portent la désignation mat (bon, faste), d'autres anmat (mauvais, néfaste), mais ces mots ne sont pas régulièrement répartis entre les jours.

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