Statuette

Datation :
Entre 1er siècle et 2e siècle

Matière :
calcaire (sculpté )

Dimensions LxH :
Exterieures : l. 30,5cm ; E. 17cm ; H. 65cm

Date et lieu de découverte :
Europe / France / Auvergne-Rhône-Alpes / Rhône / Lyon / Lyon 5e / Verbe Incarné (clos du) (1930)
dans un puits en contexte archéologique

Description

Sucellus est un dieu gaulois qui a conservé son nom celtique après la conquête. Comme sur cette statue, il est généralement vêtu à la gauloise, avec une tunique formant de larges replis à la ceinture et un manteau. Sucellus est une figure complexe : dieu champêtre, protecteur des troupeaux et des récoltes, il est honoré également par les bûcherons et les tonneliers. L’olla (ou parfois un chaudron ou un tonnelet) qu’il porte évoque la richesse et la fertilité. Le maillet fait référence à son nom qui signifie « le bon frappeur ». Dans la mythologie celtique, ce maillet « n'est pas une arme de combat : elle tue les vivants par son simple contact et elle les ressuscite, mais dans l'autre monde. Sucellus est donc le dieu de la « bonne mort », (…) ou passeur des âmes analogue au Charon étrusque. Le folklore breton a gardé jusqu'au 19e siècle dans quelques cantons du Morbihan l'usage du mell benniget ou « maillet bénit » que l'on posait sur le front du mourant pour adoucir son agonie et lui faciliter le passage dans l'autre monde ». (Christian-Joseph Guyonvarch)

Description scientifique

La statuette est placée sur un socle. La figure masculine barbue, debout, de face, en appui sur la jambe droite, la jambe gauche en retrait, est vêtue d’une tunique courte ceinturée à la taille. La draperie forme un lourd repli à la ceinture et un pli droit qui tombe entre les genoux. Un manteau tombe dans le dos, jusqu’aux pieds. Il est attaché sur l’épaule droite par une fibule et couvre la poitrine avec un bel arrondi. Le visage laisse encore voir la barbe malgré la forte érosion du matériau, et les traits du visage sont émoussés. Au pied du personnage à droite, restent les traces d’arrachements des pattes du chien qui regardait son maître. Montauzan décrit ce chien, qui semble avoir disparu depuis. Cette effigie appartient aux représentations traditionnelles de Sucellus.