Table claudienne : discours prononcé en faveur des Gaulois par l'empereur Claude

Plaque

Datation :
L'an 48

Matière :
bronze (fonte à la cire perdue )

Dimensions LxH :
Exterieures : l. 193cm ; E. 0,8cm ; H. 139cm ; Pds 222,5kg

Date et lieu de découverte :
Europe / France / Auvergne-Rhône-Alpes / Rhône / Lyon / Lyon 1er / Croix-Rousse (1528)
Trouvée dans une vigne du versant sud de la côte Saint-Sébastien en cherchant des eaux (Allmer et Dissard). Près du chevet de l'église Saint-Polycarpe.

Description

Cette plaque de bronze porte un texte latin gravé sur deux colonnes. Seule la partie inférieure est conservée. Il s’agit du discours que l’empereur Claude, né à Lyon en 10 avant J.-C., a prononcé au Sénat de Rome en 48, à la suite d’une pétition que les notables gaulois avaient adressée à Rome. Ces derniers réclamaient les mêmes droits politiques que ceux des citoyens romains : pouvoir être élu magistrat à Rome, faire partie du Sénat et intégrer la classe politique dirigeante de l’Empire. L’historien Tacite rapporte la réaction xénophobe des sénateurs et les arguments des opposants : l’Italie est bien encore capable de fournir des sénateurs à Rome ; il y a déjà trop d’étrangers au Sénat ; ils vont prendre la place des Romains de souche ; les Gaulois ont toujours été les ennemis de Rome (Annales, livre XI. 23-25).
L’empereur répond par une longue plaidoirie en faveur des Gaulois. Le fait que Claude soit né à Lyon a-t-il joué, ou bien l’empereur était-il favorable par principe à l’intégration des étrangers ? La pétition avait probablement été envoyée par l’assemblée du Conseil des Gaules, qui se réunissait chaque année à Lyon. La présence de ce texte, vraisemblablement affiché dans le sanctuaire, signifierait que Claude eut gain de cause.
La nature du texte et son sujet, qui se rattache à l’histoire des institutions romaines ; l’exceptionnelle qualité de ce document et l’actualité de son contenu expliquent que la Table claudienne soit la pièce phare du musée romain de Lyon.

Description scientifique

Table de bronze dont seule la moitié inférieure est conservée.